Comment fabrique-t-on la bière d’été ?

S’il existe une boisson qui vit au rythme des saisons, c’est bien la bière. La boisson à mousse est présentée sous diverses formes, dispose d’une vingtaine de déclinaisons et possède une gamme spéciale dite bière de saison. Cette qualification provient de ses facteurs traditionnels de fabrication, à une époque où sa production était largement dépendante des saisons. Dans cette gamme qualifiée de spéciale, nous avons les bières de Noël, les bières de printemps et les bières d’été.

A titre de rappel et historiquement parlant, la bière de Noël est une mousseuse de qualité obtenue à partir des restes d’orges et de houblons issus de la dernière récolte annuelle, remplacés par les récentes moissons précédant la période hivernale. Grâce à ce surplus d’ingrédients, la bière de Noël présente un goût de malt fortement prononcé, une texture plus dense et un arôme plus accentué. La bière de Noël était destinée à aider les paysans à affronter le froid de l’hiver, la raison pour laquelle elle est de nature forte.

La bière de printemps, quant à elle, est le résultat d’une fermentation idéale aidée par la basse température des mois d’hiver. Elle est brassée à partir de malts cueillis à l’automne, mis en conservation pendant l’hiver et arrivés à maturation au printemps. La bière de printemps est doté d’une mousse moelleuse, est légèrement amère et ne surpasse pas le taux de 5,5° d’alcool.

biere-hoegaarden-blancheQu’en est-il alors de la bière d’été ? Pareillement à la bière de Noël, cette mousseuse d’été est parfaitement concernée par le dicton: « En hiver, brasse qui veut, en été, brasse qui peut ! ». Cet adage en dit long concernant les difficultés saisonnières auxquelles la fabrication traditionnelle de la bière était confrontée. Si on interprète cette expression, l’hiver fournit des conditions favorables au brassage de la bière en raison de la faible température qui favorise une meilleur conservation tandis que l’été, rendait les bières très difficilement conservables à cause de la chaleur qui en entrant en interaction avec la levure, altérait cette dernière au point de la transformer en substances mortelles. C’est une des raisons pour laquelle la fermentation ne s’effectue jamais à une température supérieure à 20°C. Avec la révolution des techniques du froid, les brasseurs actuels ne sont plus confrontés à ces soucis d’ordre saisonnier mais aux environs du XVIII et XIXè siècle, l’hiver était la période de brassage et de fabrication tandis que le printemps et l’été étaient réservés aux travaux des champs et à la culture d’orges et de houblons. Avec le progrès technologique actuel, les bières de saisons n’ont plus vraiment leur raison d’être et ont été mises au goût du jour pour des raisons purement commerciales. A cette époque la bière d’été devait disposer des caractéristiques suivantes: elle possédait un taux d’alcool très élevé puisque l’alcool et le sucre sont deux produits conservateurs efficaces et devait être brassée ainsi à cause de la chaleur qui lui faisait perdre doucement sa teneur en alcool. Elle devait également être fortement houblonnée en raison du caractère aseptisant de cet élément.

Actuellement, cette bière de saison ne dispose plus de ses caractéristiques d’antan et est plutôt tournée vers la fonction désaltérante. Une bière d’été est très fruitée avec une teneur en alcool modérée pour être rafraîchissante, légèrement acidifiée dotée d’une mousse tenace et possède une couleur ambrée voire dorée.

Voici quelques marques de bières dites d’été disponibles chez tous les distributeurs ou des bières artisanales en vente sur Internet : la blanche de Hoegaarden, les bières d’été de Dupont, la Gouden Carolus Hopsinjoor, la blanche de Namur

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Pour en savoir plus sur les bières de saison :
Quelles sont les légendes de la bière de Noël ?

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